Spectacle de sortie 2025
"Le bruit des Mondes"
Conception, écriture et mise en scène : Xavier Brière
Assistante à la mise en scène : Alexia Chazelle
Création musicale : Kolya Philippe
Lumière : Charlie Bourzeix
Direction vocale : Thomas Bellorini
Comme on porte à son oreille un coquillage pour « entendre » la mer, nous vous convions à accueillir le bruit des mondes. Les mondes parallèles, les mondes enfouis, oubliés ou perdus, les mondes intérieurs, les mondes des rêves, les mondes animal et végétal…
Tout fait du bruit – même les étoiles – encore faut-il savoir tendre l’oreille, écouter avec les yeux, avec le corps…
Peut-être y a-t-il une foule de bouteilles à la mer, sonores ou visuelles, que nous n’entendons pas, que nous ne voyons plus… Et pourtant, ces mondes bruissent de mille manières – délicates ou violentes, sourdes ou surprenantes.
Mais comme on dit, il n’est pire sourd que celui qui ne veut pas entendre.
Et nous voilà aujourd’hui, en pleine crise du sensible, submergé·es par le souffle des tornades, la fournaise des incendies, les grondes sociales, la puissance des eaux qui montent, les fracas politiques, la dévastation des terres…
Avec parfois le sentiment d’être sur des blocs de glace dérivant, soumis aux vents, aux vagues, au feu.
Cette stupeur et ce trouble, les 22 interprètes de la promotion 2025 souhaitent les partager, avec pour boussole scénique l’étonnement joyeux à être au Monde et à se découvrir traversé·es par d’autres mondes.
À l’affût d’identités hybrides, ils et elles ont joué à habiter différemment leurs corps et à imaginer des collectifs inédits face aux bouleversements qui lézardent nos communs et s’insinuent dans nos intimités.
Au fil de métamorphoses successives, conquises par la douceur et la lenteur, ce spectacle de sortie d’école est devenu le lieu et le moment où ils et elles sont en équilibre entre la plus grande force et la plus grande vulnérabilité, entre la tétanie et l’action, dans le vertige de leur devenir artiste.
Novembre 2025.
Crédits photos : Victor Paimblanc
Comédiens
Crédits photos : Mathis Bongarts Lebbe